SLOW END
Novembre 2009
http://www.slowend.com/c/?d=812


Brame ébranle son croulis de rouille d'usine comme l'on turbinait dans les champs de coton : languissamment, accablé à en saigner sous le soleil qui monte à n'en plus finir dans l'aube ; au rythme des tambour des galères, car la musique d'esclave est la même sous toutes les latitudes, qu'on l'appelle dub de la peau parfaite ou chant du Delta, c'est le même harassement, le même gémissement, le même acharnement qui brouille la vue, le même ... brame, tout à fait, qui ferait une bonne traduction de chez nous pour pour "howl".
C'est majestueux, capiteux, beau comme ... vous avez deviné quoi.

-gulo gulo ,

Tenaille
en trois mots : terrien, spirituel, douloureux

 

SATAN OWES US MONEY
mardi 3 novembre 2009
http://satanowesusmoney.blogspot.com/

Si jamais l'envie t'en prend d'en parler, n'oublie pas qu'on a pas seulement ton adresse, mais aussi un tournevis et un marteau, et Jose, avec un tournevis, c'est pas un manchot ...
Je cite de mémoire.


Mais c'est pas tant Jose qui m'inquiète. Plutôt tous ses potes traîne-la-patte sur ce chantier fantôme, dans l'aube du Far-West, qui revient à la vie avec langueur et tâtonnement, avec ce brame puissant qui peu à peu gagne en majesté, en envergure, en netteté menaçante. On s'affaire pesamment mais sûrement, invisibles dans ces vents rôdeurs, c'est une certitude, on forge et on rémoule des mâchoires irrégulières et de larges massicots, on s'étire en craquant péniblement d'un long sommeil poussiéreux dispersé par un l'estomac douloureusement creusé ; on hurle un tourment famélique, de loups restés égarés quelque part dans le temps, dans un souffle qui se perd dans le souffle vermoulu des machines et celui furtif de la nature paisible.
Passe le fracas d'un train, et le rêve maussade se dissipe, à regret, retourne au lointain ...

Voilà, les gars ; je vous avais dit la possibilité que je vous pile ou zappe ; j'avais omis celle où je chroniquerais votre machin sur la première écoute, s'il me saisissait d'une vision. Faut dire aussi que cette saloperie m'a mâchouillé le cerveau matin, sans prévenir ...

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